La Indurain, cyclosportive à Pampelune

Quand sept novices décident de s’inscrire à une course de cyclotourisme…

Le rendez-vous était pris le 22 juillet 2017 à Pampelune pour effectuer les 180km avec 3000m de dénivelé de la Miguel Indurain. Après quelques entrainements et des mois de chambrage pour savoir qui va faire sauter l’autre nous voici le jour J. La peur se lit sur le visage de certains (on ne citera pas de nom, n’est ce pas Pierre et Romain).

Le départ est donné, comme prévu on part doucement (ou pas), on essaye de rester dans la roue de Julien et Cristina qui roulent à 50km/h et sautent de groupe en groupe comme s’ils partaient pour faire 30km.

15km Nico a cassé un rayon et voit tous ses petits copains partir au loin. Il s’arrête un peu énervé jusqu’à qu’une voiture avec un mécanicien vienne à son secours pour lui démonter le rayon cassé et lui place « tu peux rouler avec la roue arrière voilée mais ne freine pas trop de l’arrière ». Je ne sais pas s’il connaît le parcours le mec.

La suite du récit est vue de l’intérieur par Nico. Objectif de la journée : remonter sur les copains qui ont pris quand même beaucoup d’avance. Dans un premier temps, on retrouve Marine qui a eu la trouille de faire les 180km et décide de faire le 100km en restant bien abritée derrière. Puis Romain un peu plus tard qui avait fait une énorme préparation en ne faisant ni les fêtes d’Hasparren ni les fêtes de Pampelune mais qui avait oublié d’enlever la remorque attachée derrière le vélo. Enfin Etienne bien au chaud dans un paquet. Il se croit encore sur la vélodyssée et économise toute son énergie.

Enfin kilomètre 77, le duo franco-espagnol spécialiste de la descente est retrouvé au niveau du ravito. On ne sait pas si c’est Julien qui attend Cristina ou l’inverse. Cristina à l’air en forme à mon avis elle n’a pas du beaucoup forcer en essayant de suivre Julien Simon. Julien a l’air d’avoir puisé beaucoup d’énergie comme il vient de manger quatre sandwichs au jambon au ravitaillement. J’apprends alors que Pierre Poydemendge est parti en solitaire devant chercher les points pour le maillot du meilleur grimpeur. Quelques kilomètres plus tard je lâche donc le duo-franco espagnol avec pour objectif de manger potto.

Dernière difficulté de la journée, le col d’Artesiaga dont l’ascension est chronométrée. Certaines personnes qui avaient repéré le col pendant un entrainement avaient dit (« il est facile ça monte un peu à la fin » N’est-ce pas Pierre ?). A 3km du sommet j’aperçois Pierre qui roule très fort en direction du sommet (entre 6 et 9km/h). Ah non il est tout simplement à l’arrêt, complètement sec. Je savoure ce moment pour le déposer comme il se doit dans la dernière partie de ce col. Arrivé au sommet, 30km restent à parcourir. Romain nous avait dit « ça fait que descendre ». Rien du tout un vent de face, des bons faux plats parfait pour finir ce parcours.

Une jolie course très bien organisée comme très souvent en Espagne.

Certaines personnes auront été meilleures à la soirée plutôt que sur le vélo…

Résultats :

Sur le 180km :

Cristina Ruiz : 07:01:21 / Artesiaga : 1:03:54

Julien Simon : 07:01:26 / Artesiaga : 1:00:22

Romain Etchenique : 08:00:59 / Artesiaga : 1:14:10

Etienne Andre : 07:01:17 / Artesiaga : 0:56:45

Pierre Poydemendge : 06:40:19 / Artesiaga : 1:01:47

Nicolas Pons : 06:31:27 / Artesiaga : 0:51:35

 

Sur le 100km :

Marine Berrué : 3:23:23

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